J’aime aller dormir en refuge. C’est comme s’inviter chez quelqu’un qui habiterait en plein coeur de la montagne. Se déconnecter du monde extérieur. Rencontrer de nouvelles personnes.  Profiter de la montagne en fin de journée et au matin. Prendre son temps sans me sentir contrainte par le temps du chemin du retour. 

                 

C’est ce que j’ai fait ce weekend de juillet. Seule. Dans le massif de la Vanoise. 

Départ du village de Pralognan-la-Vanoise où j’ai passé une première nuit dans le van pour être sur place dès le matin. 

Une première halte au lac des vaches pour pic-niquer et attendre le bon timing pour traverser seule les dalles de ce célèbre lac sans faire partie d’une file de touristes.

Je repars en direction du col. Les marmottes sont reines sur le sentier. Et pas farouches. 

Au refuge, je choisis mon lit dans le dortoir que l’on m’a attribué. Pose quelques affaires. Le repas sera servit à 19h, ce qui me laisse quelques heures pour m’aventurer un peu plus loin.

Passé le col et le refuge, on a vraiment la sensation de rentrer au coeur du massif de la Vanoise. Une sensation de nature sauvage. 

Au repas, je rencontre, Nils, l’australien qui habite à Londres, Laurence et son accent belge qui fait seule le tour des glaciers de la Vanoise, Marc avec qui je passe la soirée à jouer aux échecs et Fabrice qui prends note des détails de ses voyages dans un petit carnet noir. 

Le matin, le petit déjeuner est servi à 7h, puis chacun repart de son côté. 

Pour moi c’est déjà la fin du weekend.

Pour faire une boucle je redescends par l’autre coté de l’aiguille de la Vanoise. Plus de 1000 mètres de dénivelé négatif qui, avec le manque de sommeil et le sac chargé, me paraissent une éternité. 

Cumuler bivouac et découverte d’une rivière en canoë, est ma découverte de l’été !

« Celui qui écoute trop la météo, reste au bistrot » 

C’est un peu la devise de cette rando-bivouac. Le département de la Savoie est en alerte orange pour les orages mais notre envie d’aller en montagne est plus forte. 

Nous ne sommes pas encore sortis de la voiture que les paysages du col du Lautaret et du Galibier, nous en mettent déjà plein les yeux. 

La randonnée jusqu’au lac des Cerces n’est pas très longue mais en voulant économiser quelques kilomètres de marche, je me débrouille pour embourber la Twingo sur la piste du début du parcours. 

Le reste de la montée se fait à pied le long du torrent. Arrivés au lac, et les tentes plantées sur un replat un peu en surplomb pour profiter de la vue sur les aiguilles d’Arves, on se remet en marche, délestés de nos affaires en direction du col. La neige est encore bien présente. Après avoir traversé quelques nevés, deux nouveaux lacs apparaissent devant nous : le lac du Grand Ban et le lac rond.

Le temps est gris. C’est un soir sans coucher de soleil. 

Un repas chaud et quelques parties de cartes, puis chacun retourne dormir dans sa tente. 

La nuit sera venteuse et courte.

Le matin, on a envie d’explorer les environs. De sortir des sentiers. 

On découvre la vallée de la mort et ses 14 squelettes de moutons éparpillés entre étendues herbeuses et éboulis. L’ambiance est singulière. Pas de bruits, ni de mouvement d’animaux. Tout est étrangement calme. 

On se prend au jeu et on regroupe puis dispose les plus beaux crânes trouvés en un cercle parfait. 

Et là, comme si nous nous faisions avoir à notre propre jeu, lorsque nous posons la dernière tête refermant le cercle, le tonnerre gronde et en à peine 3 minutes, l’atmosphère devient apocalyptique. Pluie battante, ciel noir, éclairs, vent, tonnerre. Le ciel nous tombe littéralement sur la tête. 

Une fois sorti de la vallée de la mort, le soleil ne mettra pas longtemps à revenir, pour nous laisser plier les tentes et redescendre au sec. 

  

Direction la frontière italienne ce weekend pour découvrir le célèbre barrage et lac du Mont-Cenis.

Arrivé au col coté français, la route principale longe le lac jusqu’au barrage avant de redescendre coté Italie.

Des routes étroites, encore partiellement enneigées par endroit, descendent plus proche du lac et le contourne. Je m’engage sur l’une d’elle. Mon objectif est de trouver un endroit tranquille pour garer le van pour la nuit. Avec vue sur le lac.  

Le niveau du lac est bas et laisse découvrir des berges sableuses et caillouteuses avec d’étonnants cratères. Descendre jusqu’à l’eau est plus long qu’il n’y parait et la remontée dans le sol friable est un peu laborieuse. 

La piste au bord de laquelle je me suis garée est bloquée à cause d’un névé. Elle sera de nouveau praticable seulement lorsque le printemps l’aura décidé. Mais rien n’empêche de continuer à pied. Toujours un peu plus loin, et encore plus loin. Voir ce qu’il y a derrière cette butte. Et derrière la prochaine. Au milieu des sifflements des marmottes et des veilles ruines des hameaux de pierres. 

La nuit est étrangement calme alors que je regarde à travers la fenêtre du van, le lac et le ciel s’éclairer l’espace de demi seconde par les éclairs des orages lointains. 

Le réveil se fait dans le brouillard. Que le soleil transpercera juste un instant. 

Un lac couleur émeraude, les premiers flocons de neige de la saison, une barque sur la rive. Céder à la tentation un peu folle de la mettre à l’eau.   

Début octobre, on partait pour un week-end entre copines, dans un refuge du massif des Ecrins, dans l’Oisans.

Imaginer des aventures quotidiennes ! 

Du paddle, du yoga et un lac de montagne ! 

Pas de destination compliquée pour ce premier essai. Direction le col de la croix de fer. 

Le lac Guichard est facile d’accès et la vue sur les aiguilles d’Arves est magnifique.

C’est avec nos 10 kilos de paddle sur le dos et tous le matériel que nous parcourons les quelques centaines de mètres qui séparent le parking du col, des bords du lac. C’est la fin de la journée et les randonneurs rentrent chez eux.

A nous de jouer. 

La Vallée de la Clarée

Quatre jours coupée du monde. Sans réseau, ni électricité. Quatre jours d’émerveillements devant la pluralité et la beauté des paysages de la haute vallée de la Clarée.

Le premier jour, il y a eu le lac Long et le lac Rond, (…)

(…) Le deuxième jour, les eaux translucides et couleur émeraude du lac vert de la vallée étroite (vallée franco-italienne) parallèle à la vallée de la Clarée, (…)

(…) Le troisième jour, le lac des Beraudes, ses eaux turquoises et son paysage lunaire, (…)

(…)Le quatrième jour, j’ai accompagné le torrent dans sa descente bucolique de la vallée. Au rythme de ses eaux. Parfois sereines, parfois bourdonnantes. Petits hameaux typiques, forêts de mélèzes et prairies ensoleillées parsemées d’épilobes.

Les longues journées d’été du mois de juillet permettent de profiter tard de la montagne. Seule. Lorsque tout est calme. Paisible. Et qu’il ne reste personne.
Le soir, l’air se rafraichit vite en altitude. La proximité du torrent rend l’atmosphère humide.
Je goute au réconfort simple de pouvoir rentrer à l’abri dans le van. Comme dans un cocon. Et de regarder les derniers instant du jour tomber à travers les fenêtres. Puis je m’endors, avec le grondement du torrent comme bruit de fond.

Pour repartir le lendemain.

2h30

TEMPS D’ACCES
DEPUIS GRENOBLE

4

JOURS

Données pratiques


Hébergement

Camping de Fontcouverte → lien vers le site
Camping rudimentaire. Situation parfaite. L’hébergement au camping permet d’obtenir un laisser passer et de circuler librement sur la route entre Névache et la Haute vallée de la Clarée avec sa voiture personnelle.

Route fermée à la circulation du 20 juillet au 28 aout entre 10h et 18h. Des navettes circulent entre Névache et la Haute Vallée pendant ces horaires.


Topo

HAUTE VALLEE DE LA CLAREE

• Lac rond et lac rond→ lien vers le topo 

• Lac des Béraudes → lien vers le topo 

• Le long de la Clarée → lien vers le topo 

♦ (Si vous êtes au camping de Foncouverte (voir ci-dessus) et n’êtes donc pas tributaire de la dernière navette de 18h, vous pourrez profiter de la montagne en fin d’après midi en étant quasiment seul au monde).

VALLEE ETROITE
Vallée franco-italienne, parallèle à la vallée de la Clarée.

• Lac Vert → lien vers le topo 

♦ (Attention au monde pour cette randonnée! Elle est facile et très fréquentée. Privilégiez la fin d’après midi ou le matin).


J’ai entrainé un peu de mon hiver au printemps. Et à peine le temps de cligner des paupières que nous sommes déjà en été.

Ma tête est emplie d’idées. Sur l’agenda, les pages griffonnées des mois d’été contrastent avec celles restées blanches du mois de mai.

J’ai besoin d’évasion.

LA VALLEE DE VALGAUDEMARD DANS LE MASSIF DES ECRINS

L’unique route qui s’enfonce dans la vallée de Valgaudemar semble nous amener jusqu’au bout du monde. Un dernier virage et on arrive au refuge de Gioberney, posé devant un décors de pics acérés partis à l’assaut du ciel, de multiples torrents et cascades découlant des hauts glaciers. Lorsqu’on part à l’assaut des montagnes, on découvre des lacs, des refuges perchés, des buissons rouges de rhododendrons. Le vaste silence est parfois interrompu par le vrombissement d’une cascade, les carillons des moutons, le cri d’une marmotte. Parfois le ciel se charge de nuages noirs et menaçants. Le tonnerre gronde. L’instant d’après, une pluie drue nous rince jusqu’à l’os. Puis les nuages se dispersent; certains s’attardent, s’accrochant un peu plus longtemps aux sommets aiguisés; laissant filtrer une nouvelle fois, les rayons du soleil.

1h30

TEMPS D’ACCES
DEPUIS GRENOBLE

Données pratiques

Restaurant

Le mont Olan → lien vers le site 

Parfait pour gouter les spécialités de la région : Raviolles, tourtons et Oreilles d’ânes.


En reprenant la route avec le camion ce matin, je me suis rendu compte à quel point rouler sur des routes inconnues m’avait manqué. En direction de destinations encore étrangères. Cette sensation de liberté mêlée à l’excitation de la découverte et à une pointe d’appréhension.

Pourtant je ne pars pas loin de Grenoble. Dans le Vercors. A Presles. Tout au bout d’une petite route qui traverse forêts, prairies, hameaux typiques, pour atteindre un vieux corps de ferme. Et rencontrer Dominique et Bernard qui  sont les gérants de Entre Ciel et Pierres.

J’arrive au milieu de la brume. Le petit chalet dans lequel je vais dormir ce weekend est construit un peu plus haut.  Dissimulé dans les bois. Des chevaux pâturent en liberté dans le champs au dessus. A l’intérieur de la cabane. Un parquet qui craque. De larges ouvertures comme des tableaux vers la nature . Un poêle à bois qui crépite. Un fauteuil confortable. Une table rustique, adossée à la fenêtre. Et une échelle. Pour monter dans le lit.

Fermer les yeux. Écouter le silence de l’hiver. Se laisser bercer par le crépitement du feu et le craquement du bois. Et regarder le jour tomber par la fenêtre.

Dehors, il fait gris et humide. Mais pour mériter de ressentir le bonheur de rentrer dans une pièce chaleureuse et de poser ses mains sur une tasse brulante, il faut d’abord avoir affronté le froid.

Le brouillard descend en s’immisçant au travers des arbres. Il prend possession de chaque espace. Semble immobile mais change à chaque instant. Il donne au paysage un air mystérieux, presque fantomatique.

Il y a des falaises dans les environs. J’ai marché jusqu’à l’une d’elles.

Puis je suis repartie le lendemain soir.

1h30

TEMPS D’ACCES
DEPUIS GRENOBLE

2

JOURS

HEBERGEMENT

CABANE TOUT CONFORT

Données pratiques

Hébergement

Entre Ciel et Pierres → lien vers le site  – J’ai loué la cabane dans la prairie.

Topo

Il y a des multitudes de balades au départ du gîte ou un peu plus loin. Beaucoup de voies d’escalade aussi.

Carte


Sur la route


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