Lorsqu’on arrive au départ d’une randonnée et qu’il se met à pleuvoir, on a deux choix. Faire demi tour et rentrer chez soi ou persister en espérant que la météo s’améliore une fois arrivé en haut. C’est le pari que l’on a fait ce jour là. Avec un objectif : approcher -respectueusement- des bouquetins. 

Une fois sur le plateau, la pluie s’est transformée en neige et nous nous abritons dans le refuge pour manger au sec et à la chaleur du poêle allumé par d’autres randonneurs trempés. 

Collés les uns contre les autres. Assis autant sur les bancs des tables que sur les dortoirs en bois, nous patientons en mangeant et discutant expériences et itinéraires de chacun. J’aime la simplicité, la convivialité des gens que l’on croise en montagne. 

Absorbés par nos conversations, nous ne voyons pas que la pluie s’est calmée et que le brouillard commence à disparaitre. En ouvrant la porte du refuge, le Mont Aiguille, présent mais invisible depuis le départ de la balade, est désormais face à nous de toute sa hauteur. 

Nous partons à la découverte du plateau et à la recherche des troupeaux de bouquetins. Mathieu les repère de loin dans une clairière un peu plus bas. Les retrouver une fois en bas, est plus compliqué. Passant de clairière en clairière, on ne sait plus vraiment quelle direction prendre. Est ce qu’ils ont bougé ? Ou est-ce que nous avons mal évalué les distances et le chemin à prendre. C’est d’abord l’odeur qui nous alerte. Une odeur de bouc. Et en sortant d’une forêt, ils sont là, devant nous. Tout un groupe. Installé dans une clairière. Certains s’adonnent à des jeux de combat et d’autres somnolent dans l’herbe. Nous restons un long moment à les observer. Eux, nous surveille du coin de l’oeil. Jusqu’à ce que notre présence leur semble égale. 

     Cliquer ici pour ajouter votre propre texte

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N'hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *