Direction la frontière italienne ce weekend pour découvrir le célèbre barrage et lac du Mont-Cenis.

Arrivé au col coté français, la route principale longe le lac jusqu’au barrage avant de redescendre coté Italie.

Des routes étroites, encore partiellement enneigées par endroit, descendent plus proche du lac et le contourne. Je m’engage sur l’une d’elle. Mon objectif est de trouver un endroit tranquille pour garer le van pour la nuit. Avec vue sur le lac.  

Le niveau du lac est bas et laisse découvrir des berges sableuses et caillouteuses avec d’étonnants cratères. Descendre jusqu’à l’eau est plus long qu’il n’y parait et la remontée dans le sol friable est un peu laborieuse. 

La piste au bord de laquelle je me suis garée est bloquée à cause d’un névé. Elle sera de nouveau praticable seulement lorsque le printemps l’aura décidé. Mais rien n’empêche de continuer à pied. Toujours un peu plus loin, et encore plus loin. Voir ce qu’il y a derrière cette butte. Et derrière la prochaine. Au milieu des sifflements des marmottes et des veilles ruines des hameaux de pierres. 

La nuit est étrangement calme alors que je regarde à travers la fenêtre du van, le lac et le ciel s’éclairer l’espace de demi seconde par les éclairs des orages lointains. 

Le réveil se fait dans le brouillard. Que le soleil transpercera juste un instant. 

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