J’ai hésité. A raconter ce que je ressens depuis ces derniers mois. Sans savoir si j’ai le droit de le ressentir. Et donc de l’écrire.
Mes petites galères. Si insignifiantes au regard de ce que les gens ont parfois à affronter autour de moi. Mais le confinement est propice à la réflexion. Prendre du recul. Ecrire. Et écrire, c’est un peu comme une manière de guérir. De laisser une partie de soi derrière. Pour continuer d’avancer. En étant moins lourd. 

Alors… 

Depuis novembre, je ne suis plus trop présente ici. Parce que je n’ai plus rien à poster. Plus d’explorations à vivre. Plus de moments à photographier. A raconter. Depuis novembre mon aventure à moi, c’est mon genou. C’est tout bête. Mais il est mon drame. Il a écroulé mon monde. Plus de passions. Plus de plaisirs. Plus de quotidien. Plus de projets. Je regarde ma vie défiler. Sans pouvoir participer. Déboussolée. Incertaine. Incomprise. Envieuse. Vide. Ebranlée. Désemparée. Désespérée.
Il m’a laissé seule. Dans une impasse. Sans œillères face à mes anciens démons. Sans échappatoire. Mon corps ne me permet plus de fuir. De m’enfuir. Je comprends que la liberté était mon bien le plus précieux. 

Je me suis démenée. Je me démène. Je ne lâcherai rien. Parce que sans ce corps. Sans cette liberté. Je ne suis rien. Et je veux re-être. Et être encore plus fort. 

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